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Voies régulières pour les migrants en situation de vulnérabilité

Dans le monde entier, des millions de migrants, dont beaucoup font partie de mouvements massifs ou mixtes, sont insuffisamment protégés au regard des droits de l’homme ou risquent de subir des violations de ces droits. Dans la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, les États ont reconnu la nature complexe des migrations contemporaines : « Depuis que le monde est monde, les hommes se déplacent, soit pour rechercher de nouvelles perspectives et de nouveaux débouchés économiques, soit pour échapper à des conflits armés, à la pauvreté, à l’insécurité alimentaire, à la persécution, au terrorisme ou à des violations des droits de l’homme, soit enfin en réaction aux effets négatifs des changements climatiques, des catastrophes naturelles (dont certaines sont liées à ces changements) ou d’autres facteurs environnementaux. En fait, nombreux sont leurs déplacements qui sont motivés par plusieurs de ces raisons ». Si la migration peut être une expérience positive et émancipatrice pour les personnes et les communautés et bénéficier aux pays d’origine, de transit et de destination, l’absence de voies de migration régulières, sûres et respectueuses de la dignité humaine ne laisse souvent aux migrants d’autre choix que de recourir à des filières précaires et irrégulières. Le Secrétaire général a également constaté que même si la protection des réfugiés se met progressivement en place, de nombreuses personnes sont contraintes de quitter leur lieu de résidence pour des raisons qui ne relèvent pas de la définition du terme de réfugié au sens de la Convention relative au statut des réfugiés (A/70/59, paragraphe 18). Lorsque les migrants n’entrent pas dans la catégorie juridique des réfugiés, il s’avère particulièrement important de garantir le respect, la protection et la réalisation de leurs droits de l’homme.

Le groupe de travail thématique sur les voies régulières pour les migrants en situation de vulnérabilité entend aider les États à élargir et à diversifier l’accès aux voies de migration sûres, ordonnées et régulières. À cette fin, il élabore des outils et des ressources ciblés qui permettront aux États de tenir leurs engagements pris au titre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, notamment l’objectif 5 consistant à « faire en sorte que les filières de migration régulière soient accessibles et plus souples ». Le groupe de travail s’emploie en particulier à identifier et à développer les pratiques nationales et régionales existantes en matière d’admission et de séjour, y compris la régularisation des migrants, sur la base du droit international relatif aux droits de l’homme, de raisons de compassion, de considérations humanitaires ou autres. Il s’agit, notamment, de voies s’adressant aux migrants contraints de quitter leur pays d’origine en raison de catastrophes naturelles, des effets néfastes du changement climatique à évolution lente ou de la dégradation de l’environnement, ainsi que de filières visant à garantir l’accès à l’éducation, le droit à la vie de famille et la préservation de l’intérêt supérieur de l’enfant, entre autres.

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