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Plus forts ensemble : inclure les migrants dans les mesures de riposte et de relèvement face à la COVID-19

La pandémie de COVID-19 a mis en lumière la contribution importante des migrants aux sociétés dans lesquelles ils vivent et le rôle qu’ils jouent dans les mesures de riposte et de relèvement. Elle a également montré qu’ils peuvent être particulièrement vulnérables aux effets dévastateurs du virus. En réduisant les possibilités offertes aux travailleurs migrants, ainsi que leur capacité à rapatrier des fonds au pays, la pandémie a aussi eu des conséquences désastreuses sur la vie et les moyens de subsistance de millions de familles de migrants dans les pays d’origine.

En cette Journée internationale des migrants, le Réseau des Nations Unies sur les migrations engage la communauté internationale à reconnaître que des sociétés inclusives sont plus résilientes, dynamiques et prospères. En 2021, cette « inclusivité » consistera à offrir un accès universel aux soins de santé et à la protection sociale aux migrants, quel que soit leur statut, ainsi qu’un accès sûr et abordable aux vaccins contre la COVID-19. Il s’agira aussi de porter une attention plus grande aux risques accrus auxquels peuvent être confrontés les migrants, en particulier lorsqu’ils sont en situation irrégulière. Les droits de l’homme et les droits du travail ne doivent pas se « mériter » parce qu’on est un héros de première ligne ou une victime. Chacun y a droit, sans distinction d’origine, d’âge, de sexe et de statut.

Aujourd’hui, nous avons des raisons d’afficher un optimisme prudent. Nous voyons s’ouvrir un espace permettant d’apporter aux migrants des solutions fondées sur les droits de l’homme, notamment la régularisation de leur séjour, l’accès aux services essentiels de toutes les populations indépendamment du statut migratoire, la prolongation de permis de travail et de séjour, ou encore la mise en place d’alternatives à la détention des immigrants.

Cependant, les migrants et leurs contributions aux efforts de riposte et de relèvement sont souvent oubliés. Les effets de la pandémie, ainsi que les réponses qui y sont apportées, ont accentué de nombreuses vulnérabilités des migrants, les exposant à des risques accrus dus au virus tout en les rendant plus vulnérables à la traite, à l’exploitation et à la violence sexiste, ainsi qu’à la stigmatisation et au dénigrement.

Ceci est particulièrement vrai s’agissant de l’intensification des retours forcés sous le couvert de mesures de santé publique. Si plusieurs pays ont suspendu ce type d’actions, le Réseau est néanmoins préoccupé par l’augmentation des retours forcés, qui sont effectués sans que soient dûment prises en compte la santé et la sécurité des migrants ni la situation dans laquelle ils se trouveront en cas d’expulsion vers des pays au système de santé fragile, exposant les migrants de retour et leur communauté à de graves risques en matière de santé publique et de protection.

Le Réseau renouvelle son appel à suspendre les retours forcés durant la pandémie chaque fois que la santé, la sécurité, la dignité et les droits de l’homme des migrants et des communautés d’origine et de destination ne peuvent être suffisamment garantis.

Tandis que nous traversons cette crise, il apparaît clairement que le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières continue de revêtir la plus haute importance pour améliorer la vie des migrants et de leur famille. Une bonne gouvernance des migrations peut atténuer les effets négatifs de la pandémie de COVID-19, stimuler un relèvement socioéconomique solide et contribuer à l’édification de sociétés plus inclusives et résilientes. Pour être efficace, toute mesure de riposte à la pandémie doit inclure chacun et chacune d’entre nous.

Le Réseau des Nations Unies sur les migrations appelle en outre à poursuivre les progrès accomplis à ce jour dans la réalisation de notre engagement collectif à pleinement mettre en œuvre le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Ce faisant, nous contribuerons à une « reconstruction en mieux » et à la réalisation des objectifs de développement durable durant cette décennie d’action.

En cette Journée internationale des migrants, alors que le monde amorce la transition vers le relèvement de la pandémie de COVID-19, rendons hommage aux migrants en leur qualité de membres à part entière de nos sociétés, et reconnaissons les nombreuses contributions qu’ils apportent au développement durable des pays d’origine et de destination.

Nous aspirons à un monde dans lequel les migrants ne sont pas considérés comme des victimes, des sauveurs ou des criminels, mais simplement comme des êtres humains nés libres et égaux en dignité et en droits.

 

Pour plus d’informations, prière de contacter :

 

Réseau des Nations Unies sur les migrations (secrétariat)

Florence Kim
+41 79 748 03 95
fkim@iom.int

 

DAES
Helen Rosengren
rosengrenh@un.org


OIT
Adam Bowers
+41 22 799 63 48
newsroom@ilo.org


OIM
Safa Msehli
OIM Genève

+41 79 403 5526
smsehli@iom.int


 

HCDH
Rupert Colville
+41 22 917 9767
rcolville@ohchr.org


PNUD 
Michelle Alves de Lima
+1 (917) 515-2615
michelle.alvesdelima@undp.org


HCR
Shabia Mantoo
+41 22 739 7138
mantoo@unhcr.org


UNICEF
Christopher Tidey
+1 917 340 3017
ctidey@unicef.org


ONUDC
Ms. Sonya Yee
+43 1 26060 4990
sonya.yee@un.org


OMS
Tarik JASAREVIC
jasarevict@who.int